NewYork 1997 Escape from New York Un film de John Carpenter Ecrit par John Carpenter et Nick Castle Avec Kurt Russell, Lee Van Cleef, Harry Dean Stanton 1 h 39 Science-Fiction • Action Royaume-Uni États-Unis
6GgTw. Le 07/06/2021 Par Catégorie CINÉMA En 1997, la ville de New York est un gigantesque pénitencier. Des fortifications et une surveillance constante empêchent ses trois millions d'habitants de fuir. Presque tous criminels, ils se sont organisés en bandes rivales et s'affrontent nuit et jour pour préserver leur territoire. A la suite d'un attentat, l'avion du président des Etats-Unis s’écrase sur la zone avec des documents ultrasecrets. Protégé par un équipement indestructible, il est livré à lui-même. Un seul homme peut tirer le président des griffes des bagnards survoltés Snake Plisske photo By 5of7, CC BY-SA
Revoir New York 1997 en 2020 c'est s'offrir un petit plaisir coupable, remonter le temps pour découvrir un passé qui n'a finalement jamais existé, replonger aux sources du mythe Snake Plissken, retrouver le duo John Carpenter-Kurt Russell ainsi que toute une magnifique bande de bad boys devant la caméra, le temps d'une histoire probablement connue de tous l'avion du président des États-Unis, le célèbre Air For One, est détourné par des terroristes et se crashe sur l'une des tours du World Trade Center ; las, Manhattan est devenu une prison à ciel ouvert, d'où personne ne peut sortir vivant, alors, pour le libérer, on envoie un ancien héros devenu malfaiteur. Il a vingt-quatre heures pour ramener le président et, accessoirement, sauver sa peau. C'est brut, c'est simple. C'est une sorte de western d'anticipation, urbain et noir, où rien n'est superflu. John Carpenter va à l'essentiel dans une intrigue taillée à l'os, où les décors apocalyptiques nous plongent dans un monde en pleine régression, peuplé de tribus bariolées et peu fréquentables, un peu Warriors, un peu Mad Max. Le casting est parfait Lee Van Cleef en super flic vicieux, Ernest Borgnine en chauffeur de taxi gouailleur et généreux, Isaac Hayes en imposant chef de meute, Harry Dean Stanton en ex-complice avide de rédemption, Donald Pleasance en président ridiculisé et revanchard et, last but not least, Kurt Russell en héros borgne digne de ses grands aînés de l'Ouest sauvage, John Wayne, James Stewart ou Clint Eastwood... Il n'y a rien à jeter. L'action est omniprésente, l'humour est bien là le "Je te croyais mort" lancé à Snake Plissken revient comme un running gag, les clins d'œil sont amusants on ne téléphone jamais à des gars dénommés Romero et Cronenberg par hasard, l'intrigue a un petit goût politique même si on en voit très peu de chose, John Carpenter nous décrit les États-Unis de 1997 comme un pays qui ne semble plus avoir grand-chose de démocratique, et puis il y a ce petit côté suranné du cinéma à papa un montage parfois un peu lent, un budget figurants en apparence assez limité, les effets spéciaux pour multiplier les humains à l'infini n'existaient pas, et on reste scotché par l'omniprésence du World Trade Center sur tous les plans d'ensemble. Ils nous rappellent que cette Amérique futuriste de l'époque 1981 n'a pas été celle décrite par John Carpenter, elle est sans doute bien pire. NdR - New York 1997 95 min. réalisé par John Carpenter sur un scénario de John Carpenter et Nick Castle. Avec Kurt Russell, Lee Van Cleef, Donald Pleasance, Isaac Hayes, Ernest Borgnine, Harry Dean Stanton... Bonus. Présentation du film par John Carpenter. Documentaire Carpenter vu par.... Photos. Filmographies. Bandes annonces. Livret d'Hélène Frappat 84 p..- Le président est mort... - Ils ont dû le bouffer.
Lee Van Cleef Trier par Titre Français, Titre Original, AnnéeBiographie CineFaniacBiographie sur le forum Barquero 1970Réalisateur Gordon Douglas - Acteurs Lee Van Cleef, Warren Oates, Forrest Tucker, Kerwin Mathews, Mariette Hartley El Condor El Condor 1970Réalisateur John Guillermin - Acteurs Jim Brown, Lee Van Cleef, Patrick O'Neal, Marianna Hill, Iron Eyes Cody Joe Dakota Joe Dakota 1957Réalisateur Richard Bartlett - Acteurs Jock Mahoney, Luana Patten, Charles McGraw, Barbara Lawrence, Claude Akins1 2 Accueil Artistes Lee Van Cleef Lee Van Cleef critique, Lee Van Cleef biographie, Lee Van Cleef DVD, Lee Van Cleef western, Lee Van Cleef film, Lee Van Cleef cinéma, Lee Van Cleef filmo, Lee Van Cleef affiche, Lee Van Cleef affiches
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New York 1997 Escape from New York, 1981 est certainement l’un des films les plus iconiques des années 80, et un grand succès populaire du cinéma d’action qui confirma le talent de John Carpenter, trois ans après Halloween. Ce film d’anticipation imagine l’île de Manhattan transformée en pénitencier à haute sécurité, dans une Amérique devenue un régime autoritaire et policier, en proie à un taux record de criminalité. Un célèbre ennemi public, Snake Plissken, accepte en échange de sa grâce une mission commando ramener vivant le Président des États-Unis, après le crash dans Manhattan de l’avion Air Force One détourné par un groupuscule révolutionnaire. Il n’a que 24 heures pour y parvenir. Commence alors une course contre la montre dans une ville fantôme peuplée de hordes de criminels pour la plupart retournés à l’état sauvage, sur laquelle règne le Duc, redoutable chef de gang. New York 1997 se présente sous la forme d’un compte à rebours qui se déroule entièrement la nuit. Carpenter respecte l’unité de lieu et de temps et livre un film sans aucun temps mort. L’action non-stop se mêle à une utilisation parfaite des décors urbains emblématiques de l’île de Manhattan tombée en ruines le World Trade Center sur le toit duquel Plissken atterrit en planeur, le Grand Central Station transformé en repaire du Duc, les différents ponts minés pour empêcher les prisonniers de s’enfuir… Avec l’aide du jeune James Cameron en charge des modèles réduits et des effets spéciaux Carpenter parvient à créer des plans d’ensembles spectaculaires de ce Manhattan QHS, et donne à son film une ampleur visuelle extraordinaire malgré un budget qui n’est pas celui d’une superproduction de science-fiction. Cela confère au film une ambiance de série B de luxe. Le talent de Carpenter à composer des images dynamiques dans le format large Panavision, son sens du rythme et du montage ne sont pas étranger à cette étonnante réussite esthétique. Après avoir lancé la mode du slasher » et remis au goût du jour un cinéma fantastique atmosphérique avec Fog, Carpenter lance la mode de la science-fiction post-apocalyptique, en même temps que George Miller Mad Max en 1979, et sa suite en 1982. Le film s’inscrit dans la tradition d’un cinéma futuriste catastrophiste, où les plaies de l’époque contemporaine pollution, insécurité, chômage sont décuplées jusqu’à décrire un monde invivable. Mais contrairement à Soleil vert de Richard Fleischer, Carpenter opte pour un style emprunté à la bande dessinée, à la littérature pulp et surtout au western italien, principale référence de New York 1997. Carpenter prend aussi un alibi futuriste pour exagérer la violence urbaine et un état de déréliction morale déjà exprimée dans des grands films new-yorkais de la décennie précédente comme Un justicier dans la ville de Michael Winner ou Les Guerriers de la nuit de Walter Hill. La projection dans un futur proche encourage Carpenter à exagérer la dimension carnavalesque de son film, avec la description d’une jungle humaine crasseuse et une esthétique de la récupération propice à des outrances vestimentaires et décoratives. Kurt Russell s’amuse dans la défroque de Snake Plissken et démontre des talents d’imitateur vocal en reprenant les intonations de Clint Eastwood dans les westerns de Sergio Leone. Autour de lui, Carpenter réunit une belle distribution de character actors » qui sont autant d’hommages au cinéma de Sam Peckinpah Ernest Borgnine, Harry Dean Stanton et Sergio Leone Lee Van Cleef. On a souvent loué les qualités de New York 1997 assimilé à un pur exercice de style en oubliant que le projet de Carpenter s’inscrit dans un contexte politique qui le relit à d’autres films contestataires de la fin des années 70 et du début des années 80. La première mouture du scénario de Carpenter date de 1976 et fut écrit dans la foulée du scandale du Watergate. Le portrait peu flatteur que dresse Carpenter du président des Etats-Unis interprété par Donald Pleasence est vraisemblablement inspiré par Richard Nixon. La description de Manhattan en gigantesque pénitencier à ciel ouvert n’est pas sans évoquer l’évacuation de la capitale du Cambodge, Phnom Pen, transformée en prison d’état par les Khmer rouges, six ans avant la sortie du film. La mission de sauvetage racontée par le film fait également écho au fiasco de l’opération commando Eagle Claw » d’avril 1980 au cours de laquelle des soldats américains échouèrent à libérer les otages détenus en Iran. Le mauvais esprit anarchisant de Snake Plissken, son mépris pour toute forme d’autorité rejoint celui de son créateur. A l’instar des films de George A. Romero et David Cronenberg réalisés à la même époque, New York 1997 propose un commentaire critique sur la société nord-américaine et les risques de dérive fascisante. Carpenter allait retrouver une verve subversive encore plus agressive en réalisant Invasion Los Angeles The Live en 1988. Reprise en salles le mercredi 19 décembre, distribué par Splendor Films. Disponible également en Steelbook 4K Ultra HD + 2 BD et en Blu-ray haute définition, édité par Studiocanal.
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